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Kais Saïed : 'La reddition des comptes est légitime...'

Le président de la République, Kais Saïed, a reçu, le jeudi 8 octobre, au palais de Carthage, les présidents de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Brahim Bouderbala et du Conseil national des régions et des districts (CNRD), Imed Derbali.

Selon un communiqué de la présidence de la République, la rencontre a porté sur plusieurs projets liés à la situation sociale des citoyens, ainsi que sur la complémentarité des rôles entre les différentes Institutions de l’État, dans le respect des prérogatives définies par la Constitution.

À cette occasion, le chef de l’État a souligné que les obstacles, qu’ils soient ordinaires ou délibérément provoqués, demeurent nombreux, tout en affirmant que la volonté de les surmonter est « plus forte encore ».

Il a assuré que les efforts se poursuivent sans relâche pour répondre aux revendications du peuple tunisien, à travers l’action législative, mais aussi par une pensée révolutionnaire fondée sur de nouveaux concepts.

Kais Saïed a, également, salué la profonde conscience dont fait preuve le peuple tunisien, estimant qu’il incombe à chaque responsable de s’en inspirer et de partager les préoccupations des citoyens, tout en s’employant à éliminer les causes de leurs souffrances.

Le président de la République a, par ailleurs, affirmé que la Tunisie traverse des « moments historiques » qui imposent une rupture nette avec toutes les formes d’injustice. Il a, également, critiqué ceux qui, selon lui, cherchent à diviser le pays et continuent de nourrir une nostalgie du passé.

« Tant que le peuple tunisien fera preuve de conscience historique, leurs plans et leurs manœuvres seront voués à l’échec », a-t-il déclaré, assurant que l’État tunisien restera uni et ne cédera plus au chantage, quels que soient les procédés employés par certaines parties pour se présenter comme des « victimes », alors qu’elles seraient, selon ses termes, les véritables « coupables ».

Kais  Saïed a, en outre, insisté sur le caractère légitime de la reddition des comptes, qu’il a distinguée de toute forme de règlement de comptes. Il a affirmé que l’État n’est pas faible et ne saurait devenir le butin de qui que ce soit.

Enfin, le chef de l’État a souligné que les difficultés ne pourront être surmontées par de simples communiqués ou déclarations, mais qu'elles nécessitent des mesures concrètes et rapides, assurant que « toute les vérités seront dévoilées », sans immunité ni exception pour qui que ce soit.

Avec TAP